Dimanche 17 janvier 2010
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Voici un article que je viens de lire concernant l'adoption en Haiti. Mes pensées vont vers les bouts de choux en attente d'une famille et vers les futurs parents rongés par
l'angoisse....
Adoption en Haïti: prudence des autorités face à l'impatience des familles
De Céline SERRAT (AFP) – il y a 1 heure
PARIS — Des familles en voie d'adopter en Haïti, plongées dans l'angoisse depuis mercredi, réclament à l'Etat une accélération des procédures pour faire venir les enfants en France mais les
autorités, qui ont commencé un vaste recensement des dossiers, ne veulent pas brûler les étapes.
Dimanche matin, le collectif "pour le rapatriement des enfants en cours d'adoption en Haïti", créé seulement vendredi, disait avoir réuni plus de 11.000 signatures via internet.
"Nous demandons un rapatriement le plus rapide possible de tous ces enfants dans le foyer qui les attend", indique la pétition lancée par Grégoire Villedey de Foix (Ariège).
Le collectif met en avant la santé souvent "précaire" des enfants et "les conditions qu'ils vont avoir à affronter", pour justifier des mesures exceptionnelles.
Selon l'Agence française de l'adoption (Afa), la France est le premier pays d'accueil d'enfants de l'île. En 2006, sur 1.300 enfants haïtiens adoptés partout dans le monde, 591 l'ont été en
France.
Toujours selon l'Afa, au moins 1.200 à 1.500 familles françaises ont une procédure en cours aujourd'hui.
Certaines ont pu avoir des nouvelles, par téléphone ou par internet, comme Virginie Chanel, une mère célibataire qui a été "apparentée" avec un bébé de huit mois, Maxime, qui vit dans une crèche
de Port-au-Prince.
"J'ai su que mon fils était sauf, mercredi vers 16h00, car une famille a réussi à joindre par téléphone portable la directrice. Le bâtiment est le seul qui ne s'est pas écroulé dans la rue, à
proximité du palais présidentiel. Ils sont des miraculés", a-t-elle raconté à l'AFP.
Une trentaine d'enfants vivent dans cette crèche, l'un des trois établissements de l'"Oeuvre sociale du don d'amour".
"Par peur des répliques, les enfants sont dehors, mais dans des cours, pas dans la rue, le problème c'est l'eau et les vivres", raconte Virginie Chanel, heureuse d'avoir des nouvelles par
internet une à deux fois par jour.
Très souvent, les futurs parents adoptifs n'ont pas cette chance. Dès vendredi, le Quai d'Orsay, en lien avec l'Afa, a commencé un recensement des familles actuellement en procédure et donne
quand c'est possible des informations sur les crèches.
Ce travail est d'autant plus laborieux que beaucoup d'adoptions se font en direct avec une structure haïtienne, sans passer par une association française.
Une cellule de crise est joignable au 0810.006.330 ou au 01.45.50.34.60.
Rappelant que la priorité absolue était "accordée à l'urgence des secours", le ministère a indiqué samedi que "le rapatriement de l'ensemble des mineurs haïtiens pour lesquels une procédure
d'adoption a été engagée n'est pas envisagé".
Les dossiers recensés seront ensuite examinés et jugés "en fonction de leur état d'avancement et de l'intérêt supérieur de l'enfant" et "en accord avec les autorités haïtiennes", explique le
ministère.
Pour la présidente d'Enfance et famille d'adoption (EFA), Geneviève Miral, "l'urgence, c'est l'aide sur place, c'est trouver des solutions pour tous les enfants, pas seulement ceux qui vont être
adoptés".
"On comprend très bien l'angoisse des familles. On les a au téléphone. On va mettre des soutiens en place dans les départements", poursuit la responsable qui plaide pour une "action réfléchie".
"Aujourd'hui, les dossiers sont dans les décombres, la précipitation peut être mauvaise conseillère".
Une nouvelle réunion au ministère est prévue la semaine prochaine avec les associations.
Virginie Chanel croit qu'une "solution sera trouvée" et souligne qu'on "ne peut pas parler de rapatriement de toute façon, car ces enfants ne sont pas français pour l'instant".
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Je tempère pour dire à mon père et à ma mère " merci"
Grand Corps Malade